Le Sénat et le handicap

La politique handicap du Sénat prévoit la formation des agents à ces problématiques 

Le Sénat se forme aux handicaps 

Sénat handicap formation

Formation handicap Sénat
Alter Formation Conseil

Une première session de formation de formation sur le handicap a été réalisée au Sénat.

Cette session a regroupé 4 personnes des ressources humaines, des services administratifs et techniques.

La journée a été dense et passionnante dans ce fabuleux site républicain.

La journée s’est articulée entre typologie et histoire du handicap, tests à l’aveugle, modalités d’inclusion et de maintien dans l’emploi, les enjeux du handicap et de nombreux quiz.

La journée sera renouvelée.

Les stagiaires étaient 100 % satisfait de la prestation.

Pour en savoir plus sur nos formations handicap et diversité : www.alter-formation.net

Formation handicap dans les palaces

Chaine Dorchesteer

formation handicap au Plaza Athénée

La chaîne DORESCHESTER HOTELS est constituée d’un certain nombre d’hôtels de luxe.

Mieux accueillir les clients en situation de handicap : un enjeu majeur.

Les clients sont particulièrement exigeants quant à la qualité de l’accueil et des services fournis lors de leur séjour. L’ensemble du personnel est concerné par celle-ci : du voiturier, au concierge, en passant par le cuisiner, le serveur ou la gouvernante, mais aussi les différents directeurs.

Les palaces Plaza Athénée et Le Meurice ont souhaité former leur personnel à la problématique du handicap afin d’améliorer encore la qualité de l’accueil et de la communication avec ces clients.

Trois sessions ont déjà eu lieu dans ces deux établissements.

Toutes les catégories de personnels ont pu y assister. Les objectifs concernent la connaissance du handicap. Une culture commune permet de lisser les attitudes requises pour l’accompagnement. Elle va également faciliter la compréhension des handicaps et surtout leurs conséquences dans le quotidien des personnes atteintes.

Communiquer, un enjeu de taille pour ces palaces ! Elle a aussi largement été abordée. Comment échanger avec une personne malentendante ou malvoyante ? Comment fonctionne un appareil auditif ? Doit-on prendre des dispositions particulières au restaurant pour ces personnes ? Pourquoi un chien guide ou d’accompagnement ? Qu’est-ce que le braille ou la langue des signes ? Comment voit une personne atteinte d’une cataracte ou d’une vue tubulaire ? L’optimisation de l’accueil d’un client atteint d’un handicap mental ou psychique ? Comment gérer les besoins des personnes limitées dans leurs déplacements ? Bien d’autres questions encore ont pu être abordées lors de ces journées.

Afin de mieux appréhender ces situations, les stagiaires ont testés l’environnement (couloirs, ascenseurs, chambres, salle de bains, …) en fauteuil roulant ou avec une canne blanche et les yeux bandés.  Ils ont reconnus des objets avec les yeux bandés et ont compris l’importance des textures pour les personnes malvoyantes ; ont mesurés l’impact des odeurs pour les personnes privées d’un autre sens. Ces expériences sont toujours riches en émotions mais aussi en compréhensions des besoins et des attentes des clients en situation de handicap.

Ces formations seront renouvelées au cours de l’année 2017.

https://www.dorchestercollection.com/fr/paris/hotel-plaza-athenee/

Formation à l’ARS des « Hauts de France »

ARS 59Les candidats de l’Agence Régionale de Santé (ARS) des « Hauts de France » au concours d’Ingénieurs d’Études Sanitaires (IES) ont suivi une journée de préparation à l’oral.

La journée était orientée sur les attentes du jury, le schéma de communication, la congruence, l’optimisation de présentation orale et des réponses aux questions du jury.

L’ARS des Hauts de France :http://www.ars.hauts-de-france.sante.fr/index.php?id=185819

Les 3 mois de formation à l’IFSI de Romainville se terminent

Photo Guillaume ROUMEGUERE formation IFSI préparation concours médico-sociaux

Photo Guillaume ROUMEGUERE

Les jeunes ou moins jeunes désireuses de devenir infirmière viennent de terminer leur préparation au difficile concours d’entrée dans un Institut Français de Soins Infirmiers (IFSI). Elles ont travaillé leur culture médico-sociale, les tests psychotechniques, mais ont aussi bénéficié d’une forte préparation à l’examen oral avec son indispensable gestion de stress. Nous leur souhaitons une belle réussite.

Pour intégrer une formation de préparation aux concours IFSI ou IFAS :

http://irfss-idf.croix-rouge.fr/Annuaire-des-sites-de-formation/Institut-de-formation-de-Romainville

Salon Handicap & Achats Responsables

Pari réussi pour ce salon réunissant les entreprises et le secteur adapté!

Le 14 mars dernier a eu lieu la 1ère édition du Salon Handicap & Achats Responsables à Paris. Organisé par le Groupe Les Echos et LVMH avec le Groupe Société Générale, ce salon a permis de créer un véritable lieu de rencontre entre les donneurs d’ordres des entreprises et le secteur protégé et adapté. Retour et bilan de cette journée avec Xavier Kergall, Directeur général du Pôle Salons & Annonces Légales au sein du Groupe Les Echos. 

secteur adapté alter formation conseil nelly serre

photo DR

L’objectif de ce salon était clairement affiché : permettre aux décisionnaires de mieux intégrer le handicap en entreprise, que ce soit via l’emploi direct ou l’emploi indirect. Pari réussi car jamais autant de compétences, d’experts du handicap et d’entreprises du secteur n’avaient jusqu’alors été réunis.

1 500 participants à la 1ère édition du Salon Handicap & Achats Responsables

Durant une journée, le salon a accueilli :

  • 1 500 congressistes (donneurs d’ordres, acheteurs, managers, responsables des ressources humaines…) issus des plus grands groupes.
  • 70 établissements du secteur protégé et adapté, mis en avant pour la qualité de leurs produits et services et leur attachement à concilier développement économique et accompagnement humain.
  • Plus de 30 prises de parole autour de 3 grands cycles thématiques : la sensibilisation, les achats responsables et l’emploi direct.

Ainsi, durant toute une journée, les participants ont eu l’opportunité de découvrir les outils nécessaires à la mise en place ou à l’amélioration de leur politique handicap, en rencontrant notamment des ESAT et Entreprises Adaptées, mais également en participant à un parcours d’ateliers de formation, conférences et tables rondes inédites.

Des partenaires et exposants enthousiastes

« Des contacts fructueux, des échanges enrichissants, un public ciblé et une organisation sans faille : nous ne pouvons que nous féliciter de notre participation à ce premier Salon Handicap & Achats Responsables. » Eric BLANCHET, Directeur général de L’ADAPT

« Le Salon Handicap & Achats Responsables a été un succès aux yeux de Deafi.
C’est d’ores et déjà un rendez-vous majeur pour sensibiliser les grandes entreprises aux enjeux du handicap et favoriser le recours aux entreprises adaptées sur des sujets de plus en plus complexes et à forte valeur ajoutée. » Caroline LAVIDIÈRE, Chargée de communication – DEAFI (EA)

« Une fréquentation très importante du salon, un programme de conférences avec des thèmes au cœur des préoccupations de l’écosystème du handicap et des achats responsables, le tout avec une organisation millimétrée ! Ce fut un réel succès. » Servane CHAUVEL, Déléguée Générale Adjointe – ARPEJEH

Revivez l’édition 2016 du Salon Handicap & Achats Responsables

Retrouvez de nombreuses informations sur cette 1ère édition sur le site du Salon Handicap & Achats Responsables, et notamment :

  • Les photos de l’événement.
  • Les enregistrements audio des différentes conférences.
  • Des interviews vidéo d’experts, donneurs d’ordres ou organisateurs comme Société Générale, LVMH, UNAPEI, L’ADAPT, Guide du routard, BNP Paribas, EY, Entreprises & Handicap et bien d’autres.
  • Le Storify de l’événement.

Source : e-rse.net

Orthographe, grammaire et syntaxe par Nelly Serre

Justice pour l’orthographe, la grammaire, la syntaxe ! 😉

Parce que rencontrer des difficultés en orthographe ou en grammaire dans son activité professionnelle constitue sans nul doute un véritable handicap…
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Photo DR

Hier soir s’est achevée une intervention de deux jours assurée par Nelly Serre, et destinée à des personnels travaillant dans les établissements franciliens du Ministère de la Justice.

L’objectif de cette action de formation ? Faire (re)découvrir aux stagiaires les riches possibilités de rédaction de la langue française, mais aussi :

  • gagner en confiance en connaissant les pièges de la langue ;
  • améliorer ses écrits en évitant ces embûches ;
  • acquérir les réflexes indispensables qui permettent de communiquer aisément.

Afin de placer les apprenants au coeur du dispositif, le contenu de ces deux journées s’est appuyé sur une méthode ludique et interactive, à base de jeux pédagogiques.

Orthographe, grammaire, syntaxe, pertinence de la ponctuation…les stagiaires ont consolidé leurs acquis, puis appris à construire leur propre boite à outils.

Eu égard à leurs responsabilités professionnelles, l’accent a naturellement été mis sur les règles de rédaction administrative, savoir-faire maitrisé par Nelly Serre, attaché d’administration de la Fonction Publique d’Etat !

 

Abilympics 2016, un autre regard sur le handicap

Abilympics à Bordeaux : les jeux de l’excellence des métiers débutent

Ce vendredi et samedi, au Parc des expositions, 600 candidats venus de 35 pays participent aux Abilympics. La compétition a pour but de changer le regard sur le handicap.

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L’équipe organisatrice des Abilympics mobilise 600 bénévoles pour l’événement. © thibaud moritz

Les délégations ont posé leurs valises dans les hôtels de Bordeaux-Lac. On les a vues se balader hier dans le centre-ville sous le soleil. Dernier moment de répit pour les candidats aux 9e Abilympics.

Issus de 35 pays, ils seront 600 hommes et femmes de tout âge ce soir à participer à la cérémonie d’ouverture du championnat du monde des métiers des personnes handicapées qui se tient jusqu’à samedi soir au Parc des expositions à Bordeaux. Les Abilympics, contraction de abilities et olympics (capacités et olympiques en anglais), ont lieu tous les quatre ans.

Lors de la dernière édition à Séoul, les Français avaient levé le doigt pour organiser la manifestation. Une première. Jusqu’à présent, la manifestation se déroulait dans les pays asiatiques où « les habitants n’ont pas le même regard sur le handicap », estime Bernard Mansonneau.

Stop à l’indifférence

Trésorier du comité Abilympics France, le Bordelais espère que l’événement, organisé en même temps que les finales régionales des Olympiades des métiers pour les « valides », drainera de nombreux visiteurs. Demain et samedi, les intéressés verront les candidats en train de passer leurs épreuves dans une cinquantaine de disciplines : broderie, programmation informatique, coiffure, électricité, maintenance aéronautique ou cuisine.

« Les Abilympics sont plus qu’une compétition, dit-il. Je les considère comme une fête

qui met à l’honneur des talents et des métiers. On ne peut plus se satisfaire de l’indifférence vis-à-vis des travailleurs handicapés. »

Lors de la précédente édition à Séoul, la France, qui participait pour la première fois à la compétition avec huit candidats, avait décroché une médaille de bronze en web design. Thomas Veillon, « tétraplegeek », comme il se qualifie lui-même, a, depuis, monté son entreprise.

Cette fois-ci, la délégation française présentera 60 candidats. Du jamais vu. Bernard Mansonneau fait un vœu : que le championnat du monde des métiers pour valides et handicapés ne fassent plus qu’un.

L’an prochain, Bordeaux accueillera la finale nationale des Olympiades des métiers qui devrait intégrer des personnes handicapées aux épreuves. Un premier pas.

Pratique

Les Abilympics et les Olympiades des métiers se tiennent demain, vendredi et samedi au Parc des expositions, cours Charles-Bricaud à Bordeaux-Lac (tram C, arrêt

Parc des expositions). Les deux manifestations sont ouvertes au grand public demain de 9 heures à 21 heures et samedi de 9 heures à 17 heures. Entrée libre et gratuite. Plus de renseignements sur abilympics.events et olympiades-des-metiers-alpc.fr

Un salon de l’orientation interactif

400 candidats. 60 disciplines allant de la chaudronnerie, à la propreté en passant par la poissonnerie ou la carrosserie. Les finales régionales des Olympiades des métiers qui se déroulent demain et samedi au Parc des expositions à Bordeaux passent cette année à la taille XXL.

Et pour cause : la région s’est sacrément agrandie depuis l’an dernier. « Nous avons anticipé les choses. Pour limiter le nombre de candidats, nous avons fait des pré-sélections dans les lycées professionnels et les centres de formation des apprentis », indique Florence Poisson, directrice de l’apprentissage en ALPC (Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin).

Parcours guidés

La grande nouveauté de cette année concerne surtout le public. Les visiteurs ne déambuleront plus seuls devant les stands. Des visites guidées (1) leur sont proposées. Objectif : faire découvrir aux adolescents qui ne savent pas quelle orientation choisir, à leurs parents, aux chômeurs et aux personnes qui souhaitent se reconvertir des métiers auxquels ils n’auraient pas forcément pensé.

Cinq parcours de 75 minutes sont proposés. Sur chacun d’entre eux, les visiteurs découvrent des métiers très différents dont certains en grand déficit d’image. Ils peuvent échanger avec les candidats des Olympiades ou des professeurs de différentes filières.

« Nous donnons une dimension plus pédagogique et interactive à la manifestation, explique Florence Poisson. L’objectif est de renforcer de manière dynamique le côté ‘‘orientation’’ de l’événement. »

Demain, de nombreux collégiens viendront arpenter les allées. Samedi, la journée sera plus dédiée au grand public. « Nous espérons accueillir 60 000 visiteurs sur les Olympiades des métiers et les Abilympics », indique la responsable régionale.

L.B.

(1) Visites guidées de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 15 à 18 heures demain, de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 15 à 15 h 15 samedi. Gratuit, sans inscription.

Source : Sud-Ouest

Discrimination positive et diversité en entreprise

« La discrimination positive a permis la diversité en entreprise« 

Alter firmation conseil diversité en entreprise

Abdel Belmokadem confie sa rage d’éveiller l’envie d’entreprendre en banlieue. Photo DR

Ancien boxeur professionnel, médiateur en banlieue et ancien adjoint au maire de Vaulx-en-Velin, Abdel Belmokadem a créé Nes & Cité en 2001. Une entreprise d’insertion professionnelle qui intervient en France à la rencontre des jeunes de banlieue. En 15 ans, elle a permis l’embauche de 6 000 personnes. Une réussite ? Abdel Belmokadem est nuancé. Il critique l’inertie des pouvoirs publics, salue tout de même le réveil de l’Éducation nationale, et confie sa rage d’éveiller l’envie d’entreprendre en banlieue.

Acteurs de l’économie – La Tribune. Quinze ans après avoir fondé Nes & Cités, qui emploie une quinzaine de personnes, quel regard portez-vous sur la création d’entreprise en 2016, pour un jeune de banlieue ?

Abdel Belmokadem. Il est plus facile de créer son entreprise de nos jours, puisqu’il existe davantage de dispositifs et d’acteurs engagés. Il y a 15 ans, j’étais incapable d’en identifier ne serait-ce que trois. Aujourd’hui, je peux en citer dix. Sans ces dispositifs, les profils « quartiers » ne pourraient pas créer leurs entreprises.

J’ai été élu adjoint au maire de la Ville de Vaulx-en-Velin deux mois après avoir conçu Nes & Cités. Mon parcours est très suivi dans les quartiers où j’ai grandi et celui où j’habite. En quelque sorte, j’ai provoqué un appel d’air. Au début, j’accompagnais, seul, 20 jeunes autour de la création d’entreprise. Au bout de 15 ans, cette expérience en a inspiré d’autres. Avec Nes & Cité, nous essayons d’encourager et d’être aux côtés de tous les jeunes, mais aussi moins jeunes, qui veulent entreprendre.

Des dispositifs existent donc. Cependant, le taux de chômage chez les jeunes atteint 40 % dans les banlieues. Comment allez-vous à leur rencontre ? Comment éveillez-vous, chez eux, l’esprit d’entreprendre ?

Il existe un problème majeur en France. De nombreux dispositifs d’accompagnement existent. La difficulté réside dans l’accès à l’information. Ces jeunes-là en sont privés. Ils sont en rupture avec le monde institutionnel et les acteurs classiques. Si vous n’allez pas vers eux, ils ne viennent pas à vous.

Dès lors, j’ai adapté ce que pratiquent les grands cabinets américains ou français de chasse de tête. Ceux-ci se donnent les moyens. Ils rencontrent des cadres sur leur lieu de travail, leur donnent rendez-vous au restaurant ou même à leur domicile. Nous reproduisons ce modèle. Nous allons sur le terrain, dans les cages d’escalier, dans la rue, dans les appartements. Nous développons un ensemble de concepts pour amener l’information au plus près des candidats.

Diriez-vous que vous agissez là où les pouvoirs publics ont échoué ?

Oui, c’est certain. Ce constat est amer. Je n’ai aucune gêne à affirmer que nous ne devrions pas exister. Tant sur le plan de la médiation pure dans les quartiers que sur les questions de retour à l’emploi. Ce n’est pas à nous d’entreprendre cela, mais aux pouvoirs publics. Aujourd’hui, c’est le monde de l’entreprise qui donne l’envie d’entreprendre. J’ai pris un peu de recul face à la politique. Avec Nes & Cité, je mène une politique comme je l’entends : elle est guidée par l’action.

Certaines écoles mettent en place des dispositifs d’aide à la création d’entreprise pour des jeunes issus de banlieues. L’Éducation nationale a-t-elle tout de même compris la nécessité de s’ouvrir plus largement à ce public ?

J’ai, depuis quelques années, adouci mon propos sur ce point. L’Éducation nationale, en effet, s’engage davantage qu’auparavant dans la voie de l’entrepreneuriat. Celle-ci était jusqu’alors quelque peu sanctuarisée. Les initiatives se sont démultipliées et offrent une plus large ouverture. Ainsi, le dispositif de la fondation Entreprendre dans la ville, développé avec EMLYON, permet, chaque année, à une vingtaine de jeunes, en majorité originaires de banlieue, de bénéficier d’une formation au sein de l’école de commerce. Ils peuvent ainsi valider leur business plan et créer leur structure.

Lorsque j’étais élu à la Ville de Vaulx-en-Velin, nous avions également mis en place un dispositif de formation avec l’université Lumière Lyon 2. Ce dispositif visait des jeunes des quartiers peu ou pas diplômés, afin de leur permettre de valider un diplôme bac+1 relatif à la création d’entreprise et d’activité. En dix ans, nous avons accompagné quelque 200 porteurs de projets. Tout le dispositif était abrité au sein de la pépinière de Vaulx-en-Velin.

Êtes-vous favorable à la discrimination positive dans la formation ?

J’étais contre au départ, mais j’ai depuis changé d’avis. Il m’a été très difficile d’admettre qu’il pouvait exister des inégalités, que dans le pays des droits de l’homme, nous soyons obligés de légiférer pour imposer quelqu’un à un poste. Mais sans ces lois, la diversité en entreprise n’aurait jamais pu avancer.

Actuellement, un jeune de banlieue a-t-il à sa disposition tous les bons leviers pour entreprendre ?

Oui, selon moi. Je peux citer de bons exemples, tel Malamine Koné, originaire des quartiers d’Île-de-France, à la tête d’Airness, une grande marque sportive. Néanmoins, demeure un problème d’image à assumer. Personnellement, j’ai souhaité rester à Vaulx-en-Velin, y installer mes bureaux, y résider. Je ne veux pas fuir mon pays et ma ville. Je veux dire et prouver que l’on peut réussir en venant de la banlieue. Les consciences évoluent, certes. Mais, souvent, les gens qui réussissent ne se retournent pas. J’aurais, de mon côté, mille raisons de partir. Ce qui me fait rester : c’est l’avancée considérable que nous observons sur ces 20 dernières années.

Depuis les années 1990, vous avez été médiateur, et ce après les émeutes à Vaulx-en-Velin. En tant qu’élu à la Ville, vous avez pu observer l’évolution des politiques publiques dans les banlieues. Les quartiers ont-ils, selon vous, été abandonnés sur le terrain de l’emploi ?

Je me place à l’échelle nationale, car la situation est la même. Nous avons récemment connu une vague d’attentats. Elle impose de se poser les bonnes questions. L’action publique a reculé dans les quartiers. Beaucoup de moyens ont certes été investis dans la politique de la Ville, mais son efficience en termes d’emploi est proche de zéro.

Les jeunes bénéficiant de contrats aidés n’ont généralement aucune expérience. Ils se retrouvent à devoir aider des gens en grande difficulté alors qu’ils le sont eux-mêmes. Forcément, cela ne peut être que compliqué.

Dans nos projets, nous développons la médiation en nous adaptant au découpage des métropoles et travaillons de concert avec l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) en Rhône-Alpes. Les questions urbaines et sociales sont indissociables. Nous voulons ramener l’emploi au plus près des territoires, dans le monde rural comme en banlieue. Car les quartiers n’ont pas été les seuls abandonnés. Les zones rurales ont également été désertées.

De quelle manière, voyez-vous l’avenir de Nes & Cité ? Vous dîtes « être prêt à partir au combat ».

Nous privilégions la médiation après l’annus horribilis que nous venons de vivre. Je veux imposer en France notre conception. Nous avons commencé, il s’agit à présent d’enfoncer le clou. Peu importe le prix à payer, je suis prêt, idéologiquement, à partir au combat.

Pour les politiques, la médiation, ce sont les « grands frères ». Ce sont les Noirs et les Arabes. Pour nous, c’est une compétence, un savoir-faire, des outils, des professionnels. La paix sociale ne s’achète pas, elle se construit, sur le terrain. Nous allons également développer davantage les petits formats. À terme, mon projet personnel est de créer une fondation qui interviendrait dans les domaines de l’éducation, de l’emploi et peut-être de l’entrepreneuriat.

Source : la tribune / acteurs de l’économie

Salon Handicap & Achats Responsables

Première édition du salon Handicap et Achats Responsables.

Hier a eu lieu au Palais des Congrès à Paris de 8h30 à 19h la première édition du salon Handicap et Achats Responsables.

Chiffres Clés
  • 1 500 Donneurs d’ordres et DRH
  • 70 ESAT / Entreprises Adaptées
  • 25 Plénières & ateliers
  • 250 Experts du secteur

Véritable lieu de rencontre entre les donneurs d’ordres et le secteur protégé et adapté, ce Salon inédit invite à échanger avec les professionnels du secteur et à se former afin de mieux intégrer le Handicap en entreprise. C’est le premier du genre qui couvre à la fois l’emploi direct et l’emploi indirect.

Un événement pour guider les entreprises dans le développement de leur politique Handicap

handicap et achats responsables alter formation conseil

Ce salon, d’un genre nouveau, ambitionne, en une journée, de donner aux congressistes initiés ou non les outils nécessaires à la mise en place ou à l’amélioration de leur politique Handicap.

Revivez l’édition 2016

Vous avez manqué l’événement 2016 ou souhaitez revivre les principaux temps forts ? Retrouvez toutes les vidéos et les photos qui ont marqué cette 1ère édition du Salon sur le site officiel : http://www.salonhandicap.com/

Les femmes victimes des risques psycho-sociaux (RPS)

Les femmes, premières victimes des RPS (risques psycho-sociaux)

Stress, harcèlement, épuisement professionnel ou violence au travail… les femmes sont plus exposées aux risques psycho sociaux que les hommes. Les observations de terrain confirment les récentes études publiées sur le sujet. Pourtant, prendre en compte le genre dans le travail de prévention et d’accompagnement s’avère aussi un terrain glissant pour l’entreprise. Explications.

victimes des RPS risques psycho siuax risques psychosociaux risques psycho-sociaux alter formation conseil

Photo d’illustration istock

« J’ai accompagné des femmes de ménage épuisées par des heures de travail morcelé, qui n’ont jamais reçu le moindre signe de reconnaissance et devaient se montrer ‘gentilles’ pour obtenir des heures supplémentaires. J’ai vu des employées de banque craquer sous la pression. J’ai travaillé pour la Cnam sur la violence des situations vécues par les guichetières de la Poste », témoigne Danielle Poussière. Pour cette déléguée médicale qui conseille des salariés, les femmes connaissent une surexposition aux risques psycho-sociaux (RPS). Et ce, quelle que soit la catégorie socio-professionnelle à laquelle elles appartiennent.

Un vécu largement corroboré par le travail de recherche sur les conditions de travail au regard du genre, publié en avril 2014 par Paul Bouffartigue et Jacques Bouteiller, deux chercheurs du Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (Lest – Université d’Aix Marseille). Une recherche menée pour le compte de l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail), à partir de l’enquête Sumer 2010 (1).

D’après cette étude, 31% des femmes sont en situation de tension au travail contre 27% des hommes. « La notion de tension au travail ou ‘job strain’ combine une faible ‘latitude décisionnelle’ – une faible autonomie – , à une forte ‘demande psychologique’ – une forte charge -, explique Paul Bouffartigue. C’est pourquoi, contrairement à ce que l’on pense, les non-cadres sont généralement plus exposés à ces risques que les cadres. »

Autre indicateur pris en compte par les chercheurs : celui de « l’isostrain », soit le faible soutien social. Là encore, les femmes sont plus exposées que les hommes (19% contre 16%).

Prendre en compte la dimension émotionnelle

« Le travail émotionnel lié à certains métiers très féminisés, comme l’accueil, le soin aux autres ou le contact avec le public n’est pas perçu comme un travail en soi, explique Anne-Marie Nicot, chargée de mission au département Etudes, capitalisation et prospective de l’Anact. Et le coût psychique qui en découle, comme le fait de dissimuler ses émotions, n’est pas pris en considération. Cela est lié au fait qu’un grand nombre de métiers sont genrés et que l’on part de l’hypothèse que, pour une femme, être souriante, attentive et compassionnée ne relève pas du travail : c’est naturel ! »

Quelles sont les conséquences de ces risques sur la santé mentale des travailleurs ? Là encore, les femmes paient la note la plus lourde. L’indicateur HAD évaluant l’anxiété et la dépressivité est de 17,7% pour les femmes contre 13,3% pour les hommes. Les chercheurs ont ainsi identifié 57 familles professionnelles. Or, sur les 27 familles dont l’état de santé est plus négatif que la moyenne, 19 sont très féminisées. Et les 7 dont l’état de santé est le plus négatif sont exclusivement féminines.

Les ouvrières de l’industrie, les caissières et les employées sont surexposées aux RPS et présentent une santé mentale particulièrement dégradée. « Les employées de la Poste, mais également celles des banques qui reçoivent du public, sont confrontées à la pression, voire la violence des usagers, dans un contexte de pauvreté croissante. Nous avons ainsi constaté de nombreuses dépressions ou séquelles de stress post-traumatique vécu par les femmes face à ces situations », explique Jean-Claude Delgènes, fondateur et directeur général de Technologia, un cabinet d’expertise sur les conditions de travail.

Approche genrée, approche risquée

Par ailleurs, les femmes sont une population plus à risque en termes de sur-stress et présentent plus de troubles anxieux ou dépressifs que les hommes, selon de nombreuses études épidémiologiques concordantes. A l’heure actuelle, le collège d’experts coordonné par le sociologue Michel Gollac mène une enquête de grande envergure sur les RPS, qui tient compte d’indicateurs complémentaires de ceux de l’étude Sumer, comme le conflit éthique, l’insécurité de l’emploi et les exigences émotionnelles au travail.

Tout l’enjeu est de savoir comment l’entreprise peut travailler sur ces données. « Il est très compliqué pour l’entreprise de se risquer sur le terrain des émotions, qui est multifactoriel, et de se positionner sur une approche genrée. Car il y a un risque d’être accusé de discrimination, analyse Laurence Saunder, associée-gérante de l’Ifas (Institut français d’action sur le stress). Pourtant, la prise en compte de cette dimension permettrait une meilleure prévention afin d’accompagner les salariées dans la prise de distance et d’anticiper sur leurs difficultés. »

(1) L’enquête surveillance médicale des expositions aux risques professionnels (Sumer) réalisée par la Dares et la Direction générale du travail – Inspection médicale du travail auprès de 48 000 salariés, permet de mesurer l’évolution des expositions professionnelles des salariés.

Source : novethic