Formation sur les fondamentaux des droits et devoirs des usagers de l’hôpital

La charte des patients hospitalisés examinée à l’hôpital Lucie et Raymond Aubrac de Villeneuve Saint Georges

Faire évoluer ses pratiques soignantes

Formation droits et de devoirs des usagers de l'hôpital

Comprendre l’histoire de la Charte des patients hospitalisés de 2006 facilite la compréhension des droits et devoirs des patients hospitalisés. Autrefois, le patient hospitalisé était soumis à son médecin, à l’équipe hospitalière. Il n’en va plus de même aujourd’hui. Les évolutions sociétales ont bousculé ces pratiques anciennes. Aujourd’hui, la patient veut être acteur de sa santé, il veut savoir, comprendre, décider…

Les 7 stagiaires ont pu oraliser les situations rencontrées dans leur quotidien. Celles-ci sont parfois difficiles et, face à des patients demandeurs, les soignants sont souvent démunis. Voir ou revoir les différents articles de la Charte a permis de mieux comprendre les droits des patients et donc faire évoluer leurs pratiques soignantes.

Cette formation a été très bien accueillie par nos stagiaires.

Témoignage de S.

« Intéressant, bien menée, bons débats avec des cas concrets dans des spécialités médicales différentes. »

M. précise :

 » Cette formation va me permettre de réfléchir sur mes pratiques et les mettre en adéquation avec la législation en vigueur ».

 

Vous souhaitez en savoir plus sur nos formations : http://www.alter-formation.net

Atelier CV et lettre de motivation en Guadeloupe

Atelier de formation CV et lettre de motivation dans les Caraïbes

Dernières places disponibles !

CV et lettre motivation

Atelier de formation CV et lettre de motivation

L’objectif de cet atelier est double. Il s’agit de d’apporter les outils et conseils pour permettre de concevoir, rédiger et faire évoluer son CV et sa lettre de motivation.  Le destinataire de ces documents est la pierre angulaire de leur construction : entrée dans une formation spécifique, stage, emploi, job, évolution de poste, RAEP, VAE. Le CV et la lettre de motivation en dépendent directement. Une réflexion sur le parcours, le projet tant personnel que professionnel est initiée.

Un atelier pour faire le point

Réfléchir sur son parcours et ses motivations afin de rédiger un CV et une lettre de motivation précis et valorisants est difficile. L’atelier vous permettra de faire le point sur ces éléments.

Il est adapté aux besoins des stagiaires et s’organise en fonction de l’état d’avancement des CV et/ou lettres de motivation. Elle s’adresse aussi bien aux jeunes n’ayant jamais fait acte de candidature qu’à ceux qui souhaitent optimiser leur CV et leur lettre.

Un fil rouge constructeur

  • découverte des attentes des employeurs, des compétences clés ;
  • initier la réflexion sur sa motivation ;
  • échanges autour des attentes et des besoins des stagiaires vis-à-vis de l’atelier ;
  • travail autour des principes de construction d’un C.V et d’une lettre de motivation (contenu des rubriques, forme, pièges à éviter, adaptation à la demande …) ;
  • aide à l’émergence et à la mise en valeur des savoirs,compétences, savoir être et savoir faire des stagiaires ;
  • conseils pour l’entretien ;
  • exercices de gestion du stress.

Une formule originale

Deux journées d’atelier non consécutives  : 7 et 14 février à Baie Mahault

  • une première journée pour la théorie et la mise en place réflexive ;
  • un intervalle d’une semaine pour continuer à travailler en autonomie ;
  • une seconde et dernière journée pour finaliser son CV et sa lettre de motivation avec les conseils personnalisés du formateur.

Les places sont limitées, inscrivez vous vite : caraibes @alter-formation.net

Pour en savoir plus :http://alter-formation.net/afc-caraibes

Cette formation peut être prise en charge dans le cadre de votre CPF. renseignez vous auprès de votre service de formation (RH) ou le Pôle emploi dont vous dépendez.

Concours et examens administratifs : se préparer en Guadeloupe !

Préparation d’un concours ou examens administratifs : AFC Caraïbes vous propose un

préparer concours et examens administratifs

préparation concours Guadeloupe

accompagnement personnalisé sur le chemin de la réussite ! 

Dernières places disponibles !

A Baie Mahault, en Guadeloupe, 5 jours de formation pour maximiser vous préparer à votre prochain concours ou examens d’une des trois fonctions publiques (État, Territoriale, Hôpitaux), dans les trois catégories (A, B, C).

Cette préparation présentielle débutera le 30 janvier pour prendre fin le 3 février.

La mise en condition intellectuelle et mentale fait partie du programme proposé.

Vous débuterez par des conseils d’organisation et de gestion du stress, pour ensuite s’interroger sur ses capacités mémorielles : quelle est mon type de mémoire ? Comment l’améliorer ? Comment  mettre ma mémoire optimisée au service de la lecture rapide et de la prise de note ?

Les deux derniers jours seront consacrés à la rédaction administrative pour être lu et compris.

Entrainements à distance

A partir du 5 février, 4 devoirs d’entrainement et  concours blancs avec conseils et corrigés personnalisés achèveront votre préparation.

Vous serez alors prêt.e pour les épreuves !

90′ de vidéo pour en savoir plus : 


Préparez votre concours ou examens avec AFC… par alterformationconseil

N’hésitez plus, contactez-nous !

caraibes@alter-formation.net

05 90 41 69 81/06 07 01 11 12

http://www.alter-formation.net/caraibes
Préparez votre concours ou examens avec AFC… par alterformationconseil

Joyeuses fêtes

Toute l’équipe d’Alter Formation Conseil – Métropole et Caraïbes – vous souhaite de belles fêtes de fin d’année 2016.

Que 2016 se termine en beauté afin que 2017 commence avec panache.

Bien à vous.

http://www.alter-formation.net

JOYEUSES FÊTES 2016

JOYEUSES FETES

Alter Formation Conseil à l’IFSI du centre hospitalier de Coulommiers !

Alter Formation Conseil vous guide dans vos projets de formations et conseils en handicap, diversité, bientraitance, santé au travail….
Par ailleurs, nous vous accompagnons également dans l’amélioration de votre communication écrite et orale, ainsi que dans la préparation de vos examens médico-sociaux.
Alter Formation Conseil IFSI

IFSI de Coulommiers Photo DR

Ainsi, notre formatrice Sylvie a assuré hier une formation à l’Institut de Formation aux Soins Infirmiers ( IFSI ) de Coulommiers, en Seine-Et-Marne.

 
Une journée de sensibilisation à toutes les problématiques liées au handicap, à destination de cinquante-sept étudiant(e)s de première année.

Faisant preuve de pédagogie, de créativité, et de capacité d’adaptation à son public, Sylvie a successivement évoqué :

  • Les conséquences du handicap sur les fonctions de la vie ;
  • Le risque et le handicap ;
  • le handicap psychique et ses incidences ;
  • et enfin, la sexualité et le handicap – seul sujet de l’intervention à ne pas avoir été présenté sous la forme de cas pratiques et de situations concrètes.

Au final, une riche intervention mêlant les apports théoriques et les échanges spontanés entre la formatrice et les étudiant(e)s, professionnel(le)s de la santé en devenir !

 

 

Formation continue : où en est on ?

Il y a bientôt deux ans que la formation professionnelle a été réformée par une loi de mars 2014 et un an que le compte personnel de formation (CPF) a remplacé le DIF (droit individuel à la formation). Réunis pour la 14ème Université d’hiver de Centre Inffo (l’organisme d’information sur la formation continue), les acteurs du système – organismes de formation, organismes paritaires, syndicats, entreprises, etc. – en ont débattu du 27 au 29 janvier. Venue lancer les débats, la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Myriam El Khomri, y voit un élément central de dialogue dans les entreprises : « Il faut les convaincre que l’investissement dans la formation est indispensable. Un employé formé est motivé tout en étant protégé sur le marché du travail. Mais nous devons aussi admettre que les démarches restent trop compliquées ».

Le CPF n’est pas le DIF !

Quand le compte personnel de formation (CPF) a succédé au DIF beaucoup ont cru à un simple remplacement. Grave erreur. « Au système ouvert qu’était le DIF a succédé un processus élaboré dans lequel les formations doivent justifier de leur valeur pour être agréées. Le CPF pousse à penser différemment », explique Claire Khecha, directrice d’Opcalia, l’un des deux Opca interprofessionnels (organismes paritaires collecteurs agréés) qui collectent les contributions des entreprises pour financer la formation des salariés. « Le CPF permet l’individualisation des parcours tout en accompagnant l’individu tout au long de sa vie, dont les périodes de chômage, ce qui représente une grande avancée », confirme Olivier Faron, administrateur général du Cnam, qui forme chaque année 80 000 auditeurs en formation continue dans quasiment toutes les disciplines universitaires (relire son entretien complet).

« Nous allons vers un système de qualification professionnelle qui vous suit tout au long de la vie. Aujourd’hui on ne peut plus se contenter d’une formation initiale suivie d’expériences. Ces expériences il faut les prouver par des certifications », estime Xavier Royer, co-animateur du comité des observatoires des certifications au sein du Copanef (Comité interprofessionnel pour l’emploi et la formation), l’instance paritaire patronat/syndicats qui chapeaute tout le système. « Dire « anglais : lu, parlé, écrit » sur un CV, c’est bien mais c’est quand même mieux de montrer qu’on a un niveau de 750 au TOEIC ! »

  • Contrairement au DIF, les formations accessibles au CPF peuvent être suivies individuellement ou dans le cadre de son entreprise. Mais le processus est si complexe que la plus grande partie de ceux qui se forment vont continuer à le faire par le prisme de leur entreprise. « En 2015 sur les quelques 8000 CPF que nous avons financés, 10% l’ont été de façon individuelle », remarque Patrice Lombard, le président d’Opcalia, qui ne reçoit de toute façon pas le public mais conseille les entreprises et les structures relais auxquelles peuvent s’adresser les particuliers.
  • Les heures de formation acquises au titre du DIF sont utilisables dans le cadre du CPF. Il suffit d’inscrire le solde d’heures communiqué par son employeur sur son compte personnel de formation.

Des compétences en blocs

En les engageant à obtenir certifications et diplômes, l’objectif essentiel de la réforme est de sécuriser le parcours des salariés . Pour autant, les heures de formation accessibles dans le cadre du CPF ne pouvant pas dépasser les 120 heures après six ans, on reste donc loin des au moins 300 heures nécessaires par exemple pour chaque année de master. D’où la division des formations en « blocs de compétences » cumulables. « Le recours à leur CPF permet aux salariés de se former sur un premier bloc puis d’enchaîner sur une VAE (validation des acquis de l’expérience) partielle et de finir par un parcours individualisé », détaille Gilles Pouligny, directeur général adjoint en charge de la formation continue du groupe IGS. « Se perfectionner en allemand dans la filiale française d’un groupe allemand, c’est par exemple monter en compétences », analyse Patrice Lombard, le président d’Opcalia.

  • Une certification CléA a été créée qui doit permettre aux salariés d’attester de sept grands domaines de compétences (communiquer en français; utiliser les règles de base de calcul et du raisonnement mathématique; utiliser les techniques usuelles de l’information et de la communication numérique; travailler dans le cadre de règles définies d’un travail en équipe; travailler en autonomie et réaliser un objectif individuel; apprendre à apprendre tout au long de la vie; maîtriser les gestes et postures, et respecter des règles d’hygiène, de sécurité et environnementales élémentaires). Mais comme cela serait trop simple, d’autres peuvent être ajoutées par les régions…

Le difficile démarrage du CPF

En 2015, 210 000 dossiers de CPF ont été validés contre 515 000 de DIF l’année précédente. Pour devenir une certification éligible au CPF, une formation doit en effet obligatoirement être inscrite sur une liste gérée par le Copanef et ses représentations régionale. Et c’est là que le bas blesse. Au-delà d’un oubli initial de l’ensemble des formations en langues, qui représentaient une très grande partie des DIF, aujourd’hui réparée la mise en place de ces listes prend du retard au point que le député rapporteur de la loi, Jean-Patrick Gille, parle d’un « grand bordel » : « Il y a, on ne sait combien de listes au lieu de la seule que j’imaginais ; c’est le gros point noir ! » « Le problème c’est qu’aujourd’hui les listes du compte personnel de formation (CPF) sont pléthoriques », confirme Christian Janin. Sans parler d’une plate forme mise au point par la Caisse des dépôts qui a bien du mal à communiquer avec celle des Opca…

Alors que les organismes de formation se battent pour faire inscrire l’ensemble de leurs formations sur ces listes, nombreuses sont également les universités et les grandes écoles à ne pas y retrouver des diplômes parfois bien éprouvés mais qui n’entrent pas forcément dans le spectre des formations que les partenaires sociaux jugent illisibles. « La liste devrait être accessible à tous à partir des formations inscrites au RNCP plus des listes de branche et régionales pour l’abondement », défend Catherine Perret, responsable de la formation au sein de la CGT.

  • Les retards à l’allumage du CFP comme les hésitations des entreprises dans la mise en œuvre de leurs plans de formation font que le marché de la formation continue semble durablement déprimé. En juin 2015, 36% des responsables de formation interrogés par le Garf dans son Baromètre envisageaient ainsi de baisser le volume de leurs achats contre seulement 5% qui pensaient l’augmenter et 59% le maintenir. La Fédération de la formation professionnelle (FFP) évoque même la « mort » des organismes – on en compterait 80 000 en France dont beaucoup ne comptent qu’une seul salarié – qui avaient tout misé sur le DIF quand les partenaires sociaux privilégient des formations longues et diplômantes… peu accessibles avec un CPF forcément encore peu abondé.

De nouveaux acteurs

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche incite les établissement d’enseignement supérieur, et singulièrement les universités, à déployer leurs activités dans la formation continue. Un « Réseau d’établissements pilotes pour le développement de la formation continue dans l’enseignement supérieur » a même été créé pour mettre en œuvre les recommandations de François Germinet, président de l’université Cergy Pontoise, qui préconise notamment dans un rapport de s’appuyer sur la proximité avec la recherche. « On ne peut pas dire juste aux enseignants-chercheurs « Maintenant faites de la formation continue ». La formation continue doit entrer dans leur référentiel comme une mission mais il faut aussi trouver des personnes motivées », commente Olivier Simonin, président de l’INP Toulouse, sélectionné dans le réseau d’expérimentation pour son travail commun avec l’ENI de Tarbes et l’INSA Toulouse, persuadé que ce sera « sans doute moins difficile dans les écoles d’ingénieurs que dans les universités car nous sommes plus au contact des entreprises ».

Quand on parle ailleurs d’expérimentations, l’université Paris-Dauphine s’appuie sur plus de quarante ans d’expériences (sa « mission formation » a été créée en 1972). « Tous les enseignants-chercheurs sont intéressés par la formation continue et plus on rencontre d’entreprises, plus on a d’idées de formation », assure Isabelle de Blignères, responsable du master « Management de la formation » de Paris-Dauphine,, qui développe aujourd’hui son expertise sur le sujet clé de la supply chain management en s’appuyant sur la qualité de la recherche de son université. Au total, Dauphine réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros en formation continue en s’appuyant sur ses anciens et sa fondation mais aussi sur des partenariats avec le leader mondial qu’est Cegos. Un réseau constitué, une marque, des diplômes et formations reconnues par les entreprises une implication de tous, autant d’éléments qu’on ne réunit pas du jour au lendemain…

Source : Le Monde / Olivier Rollot (@ORollot)

Démarrage laborieux pour le Compte personnel de formation (CPF)

Formation : démarrage laborieux pour le CPF

A l’origine, le CPF (compte personnel de formation), fer de lance de la réforme de la formation professionnelle, part d’un principe louable : rendre les salariés responsables de leur parcours de formation, et encourager les entreprises à être devenir moteur de sa mise en oeuvre. Dans les faits, la mise en route du CPF s’avère laborieuse.

A la différence de l’ancien dispositif, le DIF (droit individuel à la formation), ce nouveau CPF n’est plus limité au seul champ de l’entreprise et bénéficie d’une portabilité. Si l’intention est bonne, la mise en oeuvre est loin d’être fluide : « Les conditions d’éligibilité au CPF sont telles que cela a occasionné une décroissance de 15 % du chiffre d’affaires des organismes de formation en 2015 » regrette Michel Belli, directeur général de l’organisme de formation Orsys.

En cause, une complexité de gestion du CPF :

« Les employeurs doivent verser 0.2 % de la masse salariale aux OPCA et encourager les salariés à utiliser leur CPF. Tout l’enjeu pour l’entreprise consiste alors à récupérer ces fonds en accompagnant le salarié dans son besoin de formation et en faisant financer la formation par l’OPCA » explique Jérôme Lesage, Pdg et fondateur de l’entreprise Place de la Formation. Pour autant « dès que la formation demandée fait partie des « éligibles », les salariés peuvent en bénéfi cier » précise Michel Belli.

Le CPF impacte également la fonction de responsable de formation.

Ce dernier va être, d’après Jérôme Lesage, amené à « repenser ses fonctions. Auparavant dédié à la gestion administrative de la formation, il va désormais devoir se rapprocher davantage des salariés, entamer un dialogue social plus soutenu et travailler la pédagogie des formations ».

Frédérique Guénot

Source de l’article :  Focus RH, en ligne.

Formation des entreprises : s’approprier le nouveau cadre légal

Une réforme en construction, un CPF complexe, des obligations sociales nouvelles… Une enquête de Centre Inffo analyse les tendances sur les achats de formation et révèle que les entreprises sont en demande d’accompagnement.

Plus de 95 % des entreprises considèrent la formation comme un investissement pour leur développement. Mais 15 % la voient encore comme une charge financière légale. Près de 88 % des apprenants sont les cadres, 76 % des employés et ouvriers, et 66 % des agents de maîtrise. Seuls 27 % des conseillers emploi/carrière sont impliqués dans le processus d’achat de la formation. Ce sont là quelques chiffres émanant de la dernière enquête* de Centre Inffo, organisme pour le développement de l’information sur la formation permanente, qui dresse un état des lieux de la façon dont les organisations achètent les cursus et programmes.

Cette « photographie » générale montre qu’en 2015, l’heure était plutôt à l’attentisme.

« La réforme de 2014 est encore récente, aussi les nouvelles obligations sociales s’installent progressivement dans les entreprises. Un tiers des organisations interrogées dans le cadre de l’étude préféraient attendre 2016 avant de véritablement faire évoluer leurs pratiques habituelles. Ainsi, ces prochains mois, les politiques de formation devraient être réajustées, notamment en fonction des possibilités du compte personnel de formation (CPF) et du nouveau rôle des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) », explique Maryline Gesbert, responsable du département Observatoire de Centre Inffo.

Dans ce contexte, où le CPF est parfois vécu comme trop complexe, les entreprises (dont 75 % disent qu’elles ne comptent pas internaliser la gestion du CPF) semblent être en demande d’un accompagnement accru. Ainsi, près de 64 % entendent fidéliser leurs prestataires de formation. « Cela illustre les nouveaux besoins des organisations : elles sont en attente d’un accompagnement spécifique, pour bien s’approprier le nouveau cadre légal induit par la réforme », pointe Maryline Gesbert.

Ce que révèle également l’étude de Centre Inffo c’est que l’investissement dans le certifiant se développe :

en 2015, 68 % des entreprises ont investi dans des formations certifiantes.

« Pour financer ces actions, la période de professionnalisation est le dispositif le plus utilisé », constate Maryline Gesbert. Enfin, autre grand enseignement de ce panorama : les modalités informelles de formation ne cessent de se développer. « Toujours en quête d’agilité, de dématérialisation, de modes transverses, les entreprises diversifient les formats et les contenus, en responsabilisant les collaborateurs. La tendance est de favoriser leur implication », conclut-elle.

(*) 89 % des répondants occupent les fonctions de responsables formation ou de responsables RH (les 11 % restants sont en poste à la direction générale, aux achats, à la production ou autres services). Ils sont majoritairement en poste dans de grandes – voire très grandes – entreprises.

A NOTER

La 14e édition de l’Université d’Hiver de la Formation Professionnelle (organisée par Centre Inffo) aura lieu du 27 au 29 janvier à Biarritz, et aura pour thème « Le monde change, la formation aussi ».

Source : Les Echos.fr

Compte Personnel de Formation (CPF) : quel cap pour 2016?

Compte Personnel de Formation (CPF) : quel cap pour 2016 ?

Depuis janvier 2015, le compte personnel de formation (CPF) remplace le Droit Individuel à la Formation (DIF). Malgré une première année de transition poussive, il semble s’imposer. En dépassant la barre des 60 000 dossiers financés par mois, le CPF regagne le niveau de l’ancien dispositif. Comment le faire évoluer sereinement en 2016 ?

Encore plus que le DIF, le CPF met le bénéficiaire au cœur de son parcours de formation. En effet, l’autorisation de l’employeur est nécessaire seulement si la formation se déroule sur le temps de travail. En revanche, hors du temps de travail l’aval de l’employeur n’est pas requis. Dans ce cas, le salarié peut faire sa demande en toute autonomie et obtenir directement le financement de la formation qu’il a choisi lui-même auprès de la caisse de son secteur (OPCA).

Mieux accompagner l’employé pour qu’il devienne acteur de sa formation

Cette « nouvelle liberté » est encadrée par le choix d’une formation éligible au CPF, donc disposant d’un code et aboutissant à une certification. N’oublions pas que la liste des formations a été grandement élargie depuis sa première version il y a un an et surtout que l’on y trouve désormais des formations plébiscitées par les actifs et en adéquation avec les besoins rencontrés en entreprise. Les langues et la bureautique notamment. Ces formations ont été rajoutées suite à la mobilisation d’acteurs regroupé dans le collectif des hiboux.

Un an après son lancement et d’après les chiffres de la DGEFP, seulement 10% de la population active a créé un compte CPF sur le portail moncompteformation.gouv.fr. Notons au passage que les  Ÿ des 200 000 dossiers validés en 2015 l’ont été pour des demandeurs d’emploi.

Le retard pris par le dispositif CPF est explicable. Tout d’abord, les témoignages et les études révèlent un véritable déficit de communication institutionnelle sur le sujet en 2015. Déficit qui devrait être corrigé dans les prochains mois. Autre cause majeure : la complexité de la mise en œuvre du CPF. En effet, le portail moncompteformation.gouv.fr n’a pas été interconnecté, en temps et en heure, avec les autres acteurs du processus. Aussi, de nombreux services RH ne se sont pas encore complètement appropriés le dispositif malgré leur rôle primordial de conseiller auprès des salariés. L’intérêt du service RH de l’entreprise est pourtant prégnant. Il permet l’émergence de parcours de formation qui font converger le projet personnel du bénéficiaire et les enjeux économiques de l’entreprise.

Enfin le caractère certifiant des formations CPF a peut être rebuté certains bénéficiaires (passage du TOEIC ou du BULATS en langue par exemple). Pourtant la possibilité de se voir reconnaître son niveau à l’issue d’une formation ne peut être qu’un bonus qui d’ailleurs n’impacte pas considérablement le déroulé effectif de la formation. Libre à chacun ensuite de se prévaloir, ou pas, de cette validation désormais acquise !

 Le CPF, une formidable opportunité pour se saisir de son destin professionnel

Mon expérience du CPF sur l’année 2015, en tant que responsable d’Adomlingua, centre de formation en langues basé à Paris, est que son succès passe par la coordination de 4 acteurs :

  • Le bénéficiaire
  • Les RH
  • Les organismes de formation
  • Les caisses de financement

Les projets qui aboutissent sont ceux pour lesquels le bénéficiaire est correctement informé et accompagné tout au long de sa démarche. Ce soutien a été au cœur de notre activité quotidienne l’an passé. Et il le restera en 2016.

Dans un contexte économique où tout change rapidement, à commencer par nos métiers, et où les évolutions sont internationales, le CPF est un formidable outil d’anticipation. Je pense, notamment, à cette assistante de direction qui, pour candidater à un poste, a besoin de converser en anglais. Ou encore à ce pilote de ligne souhaitant travailler pour une compagnie du Golfe. Le CPF est une porte ouverte vers des opportunités exceptionnelles, gardons le cap en 2016 pour concrétiser les initiatives de formations.

Source : JDN

Emploi et formation des chômeurs impliqueront les régions

Le plan sur l’emploi et la formation des chômeurs impliquera les régions

Après les élections régionales, François Hollande et le gouvernement annoncent, pour le mois de janvier, de nouvelles mesures sur l’emploi, dont « un plan massif » de formation pour les chômeurs. Le Premier ministre attend des nouveaux exécutifs régionaux qu’ils mettent « le paquet » sur l’apprentissage qui a encore baissé en octobre.

Au lendemain du second tour des élections régionales marquées par le score record du Front national, le Premier ministre, invité du journal de 20 heures de France 2, le 14 décembre, a promis des annonces du président de la République sur l’emploi en janvier. « Je veux faire sortir mon pays de cette accoutumance pour le chômage. Je veux que la valeur travail soit partagée par tous », a affirmé Manuel Valls. Sans entrer dans les détails, il a d’abord parlé d’un « plan massif » de formation pour les chômeurs sur lequel travaille Myriam El Khomri, en soulignant que le chômage en France concerne « d’abord des chômeurs qui ne sont pas qualifiés ». Manuel Valls a lié ce plan à la renégociation de la convention d’assurance-chômage sur laquelle les partenaires sociaux doivent s’accorder en 2016. « Il faudra aller vite » sur cette renégociation, a souligné le Premier ministre, qui a évoqué des « contreparties » pour les chômeurs qui suivraient ces formations.
L’annonce de ce plan massif vient après celle du plan « 150.000 formations prioritaires en 2016 » faite par le gouvernement à l’issue de la 4e conférence sociale pour l’emploi du 19 octobre dernier. Des discussions doivent s’engager entre les partenaires sociaux et les régions pour définir les modalités de financement de ce plan. En 2015, 100.000 formations prioritaires avaient déjà été dégagées pour les chômeurs (60.000 par la mobilisation du Compte personnel de formation/CPF et 40.000 pour la formation des demandeurs d’emploi dans les petites entreprises). Ce plan succédait aux deux premiers : 100.000 formations prioritaires supplémentaires en 2014 et 30.000 en 2013.

Mettre « le paquet » sur l’apprentissage

Les annonces du chef de l’Etat concerneront également l’apprentissage qui a enregistré une nouvelle baisse en octobre. Alors que c’est à cette période de l’année qu’un nombre important de contrats d’apprentissage sont signés, le nombre d’entrées fin octobre 2015 est en recul par rapport à octobre 2014, avec 63.731 entrées, contre 66.390. Sur les dix premiers mois de l’année, le nombre de nouveaux contrats a baissé de 207.721 à 205.123. En revanche, l’apprentissage dans le secteur public est en progression : 2.758 contrats signés en octobre 2015 contre 1.987 l’an dernier à la même période. Mais on est loin des « 4.000 recrutements dès cette année et 6.000 en 2016 », annoncés par le Premier ministre dans la feuille de route sociale 2016. Et encore plus loin de l’objectif présidentiel de 500.000 apprentis en 2017 avec 351.700 apprentis à fin octobre 2015.
Sans plus de précisions non plus, Manuel Valls a appelé les régions, « quel que soit leur président [à] mettre le paquet » sur cette filière dont le pilotage leur revient. Il a indiqué vouloir organiser une conférence avec les nouveaux présidents de région. Ceux-ci ont des compétences importantes dans le domaine de l’apprentissage (ouverture/fermeture de formations, financement des centres de formation d’apprentis…) et de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et des jeunes. Des compétences qui ont été renforcées par la loi « formation » du 5 mars 2014 : mise en oeuvre effective du CPF et du Conseil en évolution professionnelle (CEP), mise en place des services publics régionaux d’orientation (Spro), élaboration des services publics régionaux de formation (SPRF), construction d’une offre de formation pour les détenus, mise en place du droit au retour en formation initiale.
Enfin, en 2016, les treize nouvelles régions devront toutes élaborer leur nouveau contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelles (CPRDFOP). Ce document signé par la région, l’Etat et parfois les partenaires sociaux décrit la stratégie régionale de formation professionnelle des jeunes et des adultes et les engagements financiers des signataires pour atteindre les objectifs fixés.
En outre, les régions pourront être impliquées dans le nouveau plan pour l’emploi du gouvernement puisque la loi NOTRe du 7 août 2015 permet aux régions volontaires de se voir déléguer par l’Etat la coordination des acteurs du service public de l’emploi (hors Pôle emploi). La nouvelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (Les Républicains) aurait déjà annoncé, d’après l’édition du quotidien Le Monde du 15 décembre, qu’elle convoquera en janvier prochain une « conférence pour la croissance, l’emploi, la formation et la qualité de vie au travail ».
Manuel Valls a également dit vouloir « encourager » les emplois de service (aide à domicile, garde d’enfants, jardinage…). En sachant que le gouvenement a tout récemment fait adopter une disposition en faveur de l’emploi à domicile, en portant de 75 centimes à deux euros la réduction forfaitaire de cotisations par heure travaillée au bénéfice des particuliers employeurs.
Cette série de mesures viendra en complément de la loi Macron 2, dite loi Noé (nouvelles opportunités économiques), qui prévoit notamment de revoir les qualifications nécessaires pour exercer certains métiers, et la loi El Khomri sur la réforme du Code du travail. La proposition de loi sur les « territoires zéro chômeur de longue durée », approuvée début décembre à l’Assemblée constitue une autre piste. Elle vise à tester pour cinq ans l’embauche, dans dix micro-territoires, de chômeurs de longue durée en CDI, payés au Smic, en développant des activités locales via un fonds financé par la réaffectation des dépenses liées au chômage.
Le 15 décembre à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, Manuel Valls s’est dit « ouvert à toutes les propositions » y compris celles de l’opposition, en vue de ces mesures en faveur de l’emploi.

Source : Localtis.info